Le poids de la société civile brésilienne
Face à cette attaque, une mobilisation massive de la société civile brésilienne s’est organisée. En effet, les organisations de défense des droits humains, les mouvements féministes et certains acteurs juridiques considèrent que ce projet de loi est un retour en arrière puissant sur les droits sexuels et reproductifs.
Sous la pression citoyenne, ce projet de loi n’a pas été adopté et reste aujourd’hui bloqué dans le processus législatif. Cette situation constitue une victoire importante mais fragile : le texte peut à tout moment être remis à l’agenda politique.
Notre organisation partenaire, ABONG – l’Association brésilienne des organisations non gouvernementales, soutenue par l’Opération 11.11.11, a joué un rôle central dans cette mobilisation. Représentant 237 ONG, ABONG a contribué à freiner ce projet en dénonçant publiquement une procédure parlementaire expéditive et antidémocratique ; portant la voix des femmes et des filles victimes de violences, largement absentes des espaces de décision politique ; coordonnant et relayant la mobilisation de centaines d’ONG, de mouvements féministes et d’organisations de terrain à travers le pays ; alertant l’opinion publique brésilienne et internationale sur les conséquences de ce texte et en défendant l’accès effectif à l’avortement légal et à des soins de santé humanisés, droits essentiels pour les survivantes de violences sexuelles. |